CAMPS DE REFUGIES SAHRAOUIS

Favoriser un développement participatif plutôt qu’un assistanat démobilisateur

Dès 1976, année de l’arrivée des réfugiés sahraouis, le Cardinal Duval, les évêques H. Teissier et J-M. Rimbaud et le Pasteur J.Blanc  se rendent sur place. Grâce aux Caritas d’Italie, d’Espagne et d’Allemagne, la Caritas Algérie oeuvre dans les camps sahraouis.

Depuis janvier 2010  Caritas Algérie coordonne  un projet de création et de développement de jardins familiaux au camp de réfugiés sahraouis d’El Ayoun, avec le partenariat financier de Caritas Italiana. Ce camp est l’un des quatre camps situés dans le désert du Sahara Algérien, dans le Sud Ouest à proximité de Tindouf. Dans cette zone d’hyper aridité, vivent entre 160 et 200 000 personnes en exil depuis 37 ans. En s’appuyant sur l’Association Sahraouie de Développement de l’Agriculture (ASDA), crée en juillet 2009, Association dont les membres du bureau sont essentiellement des femmes possédant un jardin et représentant leur Daïra, le développement tend à s’organiser autour d’une demande exprimée par les Sahraouis bénéficiaires.

Depuis presque deux ans, le développement est  quantifiable à plusieurs niveaux :

  • Le nombre de jardins est passé d’une quarantaine à plus de 250 ;
  • Leur superficie moyenne a plus que doublé
  • La production de légumes et de fruits augmente. On peut aujourd’hui estimer qu’elle dépasse en quantité et en diversité la production du jardin régional « Théodore Monod » de 17 ha.

Avec une différence de taille. Au lieu d’être donnée aux Sahraouis, la production est le fruit de leur travail.