Migrants – Réfugiés

Les inégalités qui marquent notre monde en matière de partage des richesses, de distribution des ressources, de liberté de circulation, de droit à la sécurité des biens et des personnes, se reflètent dans les nouveaux phénomènes de migration. De plus en plus d’hommes, de femmes et même d’enfants quittent leur pays chassés par les guerres, l’expropriation des terres, le chômage. Ils partent comme à toutes les époques espérant améliorer leurs conditions de vie.

L’Algérie n’est pas épargnée. Ceux qui quittent leur pays sont ici appelés Haraga lorsqu’ils partent sans visa. Ils « brûlent » leurs papiers, leur vie, pour trouver la liberté ou un El Dorado, inventer une vie meilleure.

L’Algérie est aussi un pays de passage vers l’Europe pour de nombreuses personnes subsahariennes. Un monde nouveau atteint après une difficile traversée du désert, la perte de leur économies et parfois de leur rêves, souvent après une exploitation physique et financière de leurs propres semblables.

Ce temps de passage, qui parfois dure des années est notre lieu de rencontre.

Depuis 2011 cette route, nous essayons:

  • De construire des ponts entre différentes populations (algérienne, européenne, et subsaharienne),
  • D’inventer avec eux des lieux de créativités et de prestation artistique,
  • De susciter le partage des savoirs que chacun détient afin de le mettre au service des autres,
  • D’aider humblement à la reconstruction de personnalités brisées par les violences de la route ou du départ.